Plongée dans l’univers de mon prochain livre, où les émotions se mêlent aux paysages d’automne
En tant qu’autrice, je puise souvent mon inspiration dans ces moments du quotidien où l’ordinaire bascule vers l’extraordinaire. C’est exactement ce qui s’est passé lors d’une promenade automnale qui a donné naissance à l’une des scènes les plus importantes de mon nouveau roman.
L’automne comme métaphore de l’âme humaine
Dans cet extrait que je souhaite partager avec vous aujourd’hui, j’explore la façon dont la nature peut devenir un miroir de nos états intérieurs. Mon héroïne traverse une période difficile, et c’est dans la forêt qu’elle va trouver un apaisement inattendu :
“L’automne avait tapissé le sol de feuilles mortes qui craquaient sous leurs pas. L’air sentait l’humus et les champignons, les rayons de soleil perçaient la canopée en diagonales dorées. Elle connaissait cette forêt depuis l’enfance, mais ce matin, quelque chose était différent. Peut-être la lumière, peut-être l’heure, peut-être son état d’esprit. Elle sortit son téléphone. Pointa l’objectif vers un vieux hêtre. La rugosité de l’écorce, le rouge des feuilles autour, la verticalité du tronc, les courbes des branches… Elle prit une photo. Et ce simple geste fit taire pour un instant le tumulte intérieur.“
La photographie comme thérapie narrative
Ce passage illustre l’un des thèmes centraux de mon livre : comment les gestes les plus simples peuvent devenir des actes de résistance face au chaos émotionnel. La photographie, ici, n’est pas qu’un simple clic. C’est un moment de présence, une façon de dire “stop” au tourbillon des pensées.
J’ai voulu montrer que parfois, c’est en capturant la beauté du monde extérieur qu’on parvient à apaiser notre monde intérieur. Cette scène m’est venue naturellement car j’ai moi-même vécu ces instants où l’objectif d’un appareil photo devient une fenêtre vers la sérénité.
L’écriture sensorielle au service de l’émotion
En écrivant ce passage, j’ai privilégié une approche sensorielle : les craquements sous les pas, l’odeur de l’humus, les diagonales dorées de la lumière. Ces détails ne sont pas là par hasard. Ils ancrent le lecteur dans l’instant présent, exactement comme mon personnage s’ancre dans le moment grâce à son geste photographique.
C’est cette dimension tactile et visuelle qui donne sa force à la fiction intimiste. Nous ne sommes pas dans la grande aventure, mais dans ces micro-moments qui façonnent une vie, ces épiphanies du quotidien qui nous transforment.
Un roman sur la résilience moderne
Ce nouveau projet explore les façons contemporaines de faire face aux turbulences émotionnelles. À travers le parcours de mon héroïne, je questionne notre rapport à la nature, à la solitude, et à ces petits gestes salvateurs qui nous permettent de continuer.
L’automne, saison de transition par excellence, devient le cadre idéal pour raconter une histoire de métamorphose intérieure. Comme les feuilles qui changent de couleur avant de tomber, mon personnage traverse ses propres mutations.
Pourquoi partager cet extrait ?
En tant qu’autrice de fiction contemporaine, je crois profondément au pouvoir des mots pour créer des ponts entre les expériences humaines. Si cette scène résonne en vous, c’est peut-être parce que vous aussi avez vécu ces moments où un simple geste – prendre une photo, respirer profondément, observer un détail – vous a offert un répit.
La littérature intimiste a cette force particulière : elle transforme les expériences personnelles en expériences universelles. Mon espoir est que ce roman, une fois achevé, puisse accompagner ceux qui traversent leurs propres automnes intérieurs.
Cet extrait fait partie de mon prochain roman, actuellement en cours d’édition. Je partagerai régulièrement d’autres passages et réflexions sur mon processus créatif. N’hésitez pas à me faire part de vos impressions en commentaires.


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